Le parquet a requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre du Dr Eugène Rwamucyo, actuellement jugé en appel devant la Cour d’assises de Paris pour génocide et crimes contre l’humanité commis lors du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994
Au cours de son réquisitoire, le ministère public a détaillé les éléments qu’il estime constitutifs de la responsabilité pénale de l’accusé, en s’appuyant sur plusieurs témoignages et faits présentés au cours des débats.
Selon l’accusation, le Dr Rwamucyo, alors médecin et responsable du service de l’hygiène dans l’ancienne préfecture de Butare, aurait été présent sur plusieurs sites où des victimes tutsi étaient ensevelies.
Le parquet lui reproche notamment d’avoir supervisé des opérations d’inhumation menées à l’aide de bulldozers Caterpillar, au cours desquelles des personnes encore vivantes auraient été enterrées avec les corps des victimes déjà tuées.
Le ministère public soutient également que l’accusé aurait donné des instructions aux conducteurs de ces engins pour procéder à l’ensevelissement des corps dans différentes localités de l’ancienne préfecture de Butare, qualifiant ces actes de graves atteintes à la dignité humaine.
Au regard de ces éléments, le parquet a demandé à la Cour de condamner le Dr Eugène Rwamucyo à 30 ans de réclusion criminelle.
En première instance, l’accusé avait été condamné à 27 ans de réclusion criminelle. Contestant ce verdict, il a interjeté appel.
Son procès en appel, ouvert le 9 juin 2026, doit prendre fin avec les plaidoiries finales prévues le 19 juillet 2026, date à laquelle les débats seront officiellement clos.

Dr Eugène Rwamucyo devant la justice française
Bénigne Mugisha

